D'abord je vais te frapper, te gifler pour que tu apprennes à m' obéir au doigt et à l'oeil pour que tu saches qui est ici le Maître.
Tu n'auras plus d'autre choix que de réagir au moindre geste de ma part, sans rien dire, tu es ma soumise absolue, sous ma contrainte mon emprise sur toi est totale et je peux faire de toi tout ce que je voudrais.
N'oublies jamais que tu n'existes pas sans moi,
sans moi tu n'es rien, que dalle, nibe, zéro,
tu n'es rien qu'une sorte de masse informe
et indistincte de toutes les autres,
tu n'es même pas un objet, bien moins que ça,
Tu n'es même pas laide ni disgracieuse, non, tu ne suscites rien,
rien, aucune envie,
aucun désir ni le moindre regard, ni même un regard de dégoût.
Non, tu n'es pas et ne serais jamais si je n'étais pas là,
et tu ne seras jamais si je ne le veux pas.
Tu n'as pas d'autre choix que de te laisser faire.
Je te prends entre mes mains et je te serre fort,
je sais que tu ne sens rien car dans ta tête il n'y a rien qui soit vivant,
tu ne ressens rien car tu n'es rien et ces gifles que je t'inflige sont une des meilleures choses qui aurait pu t'arriver.
Je te les ai données pour ton bien, mais qu'en sais-tu? toi qui ne sais rien,
ni même ce que c'est que de penser,
et même si je doute beaucoup, que tu sois rien j'en suis sûr.
Je prends ta tête entre mes mains,
je te sens transpirer un peu
et ta sueur pénètre dans ma peau,
je te sens entièrement à ma merci et je relâche un peu mon étreinte
je te caresse un peu les joues en te pressant de moins en moins fort.
Puis, l'ayant décidé, tout d'un coup je pose mes deux pouces sur tes yeux,
j'appuie fort, très fort, si fort que mes doigts pénètrent jusque dans ton crâne et t'en arrachent le contenu, ça y est je t'ai énucléée.
Comme pour te consoler de cette perte je lisse tes orbites pour
essayer de les remettre en forme et je te mets de nouveaux yeux, les yeux et les
paupières dont je rêve pour toi.
A la violence de mon entrée en matière tu parviens à sentir un peu maintenant ma douceur, j'en suis sûr, tu sens ma tendresse et tout cet amour que je veux te donner.
Mes mains te donnent peu à peu ce visage du désir que tu n'aurais jamais eu sans moi.
Je suis un peu ton dieu, un dieu païen mais un vrai celui là car moi j'existe bien encore pour quelques temps;
Je suis ton dieu mais ça y est, tout bascule, je sais que
bientôt c'est moi qui vais me prosterner devant toi, car tu vas bientôt me posséder par ton envoûtement.
Je me donne entièrement à toi, et ne veux pas
compter les heures que je passerai à te caresser,
à essayer par tout mon amour à te rendre plus belle.
Mieux que Dieu je me sens à cet instant presque
devenu une femme.
Tu nais peu à peu de moi et je t'élève sous mes
caresses,
je ne suis plus qu'attentions, dévouement et patience infinie pour
toi, rien pour toi.
Je caresse tes lèvres encore et encore, je veux pour
elles un dessin parfait, plus beau que celui que je pourrais rêver,
pour toi un front si pur que tous les soucis du monde n'y pourront jamais laisser leurs traces,
aucune ride ne pourra plus apparaître désormais grâce à l'amour
absolu que je vais te vouer... ne m'en veux pas si je n'y parviens pas...
Je te promets, je te jure de tout faire pour que tu deviennes la reine unique de tous les univers connus et à connaître.
Je ne pense qu'à toi et plus rien n'existe pour moi d'autre que toi... je t'en supplie crois-moi.
Ne profite pas de l'emprise que tu as sur moi,...pardonne moi si je ne n'arrive pas à te donner ce que tu mérites... prends pitié de ma médiocrité.
Tu es belle et moi à tes côté je me sens de nouveau presque rien,
pardon de t'avoir fait du mal, je ne sais pas faire autrement, ne m'en veut pas, ne me méprise par
de ce regard perçant.
Laisse moi t'embrasser, s'il te plaît, j'en crève d'envie...
Tu vois mes lèvres se rapprochent des tiennes, non ne me refuse
pas ce baiser.
Je sens ton odeur si troublante entrer en moi, mes lèvres
effleurent enfin les tiennes...
Toi, tu ne bouges pas, je prends tes joues marmoréennes entre mes mains et sens monter en moi une émotion que je ne
sais décrire. Je plonge dans ton regard et j'ai du mal à ne pas m'y noyer, je ne parviens pas à te quitter des yeux, des heures durant, sous tous les angles.
Moi qui suis tellement peu encore pour quelques temps avant de
n'être plus et de finir en terre, je t'ai donné la vie, à toi qui n'étais qu'un peu de terre avant que je te touche.
Tu me domines pour toujours, déesse de mes rêves, te voilà désormais devenue immortelle et belle, belle pour l'éternité.
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Voilà c'était la description de ce que je ressens quand je modèle, un pas à pas dans ma tête en quelque sorte... Ne pouvant rien apporter techniquement j'essaie de contribuer à ma façon
Amicalement
Fab